Les aides aux projets

Par Elodie, volontaire en service civique en accompagnement de projet.

 

Monter un projet seul n’est jamais évident.

C’est pourquoi des réseaux d’accompagnement et des dispositifs existent pour vous aider. Ils peuvent être multiples et peuvent concerner différents domaines.

Toutes ces aides ne sont pas figées, elles sont par conséquent susceptibles de changer, d’être supprimées pendant que d’autres peuvent être créées.

Soyez donc à l’affût et tenez-vous informé régulièrement !

 

Petit conseil avant de vous lancer 

Il sera utile de créer un compte bancaire consacré à votre projet notamment pour demander des subventions auprès des différents partenaires. Certains financeurs vous demanderont de créer une association afin de faire le versement sur le compte bancaire de l’association et non pas au porteur du projet. Cette démarche facilitera vos demandes d’aides !

 

L’autofinancement

Bien évidemment, votre première ressource sera la vôtre.

Pour l’alimenter, plusieurs solutions s’offre à vous : solliciter vos proches, consacrer une partie ou l’ensemble de vos salaires perçus lors de vos petits boulots et/ou jobs d’été à votre projet, participer à des brocantes où vous pourrez vendre ce que vous n’utilisez plus, vendre des gâteaux, etc.

Un autofinancement important n’est pas obligatoire mais il montrera votre implication et votre motivation lors de vos entretiens avec les partenaires.

 

Vous êtes étudiants ? Lancez-vous avec le FSDIE ou le CROUS !

Le FSDIE (Fonds de solidarité et de développement des initiatives étudiantes), a pour mission de financer des actions en vue d’améliorer et animer la vie étudiante. Il est alimenté par les étudiants non-boursiers lors de leurs inscriptions à l’université. Il aide tout projet à l’initiative d’une association étudiante traitant un ou plusieurs sujets comme la citoyenneté, l’action humanitaire, le sport, les sciences, le théâtre, la danse, le cinéma, l’animation du campus… Votre projet devra, de préférence, se réaliser au sein du campus ou dans l’un des autres centres universitaires.

Plus d’infos à Orléans.
Plus d’infos à Tours.

Du côté du Crous, il existe le dispositif « Culture-ActionS » proposé sous la forme d’un concours, à portée nationale (Cnous), il met en valeur la culture et l’engagement.

Il se découpe en 4 prix :

  • le prix Culture (projets dans un domaine artistique),
  • le prix ActionS (sur les thèmes de citoyenneté, solidarité, environnement, sport..),
  • le prix Culture Scientifique et technique (projets privilégiant la recherche),
  • le prix Jeune talent (mise en valeur de la création artistique étudiante dans tous les domaines culturels).

Petit particularité de ce dispositif, il est accordé en co-financement. Vous devez donc prouver que votre projet est déjà en partie financé par un partenaire avant de déposer un dossier auprès du Crous. Si cette condition est remplie et que l’aventure vous tente, prenez contact avec le service culturel de votre Crous.

Plus d’infos.

 

Les appels à projet et les concours

Tout au long de l’année, différents appels à projet et concours sont lancés par une multitude de structures : les mairies, les conseils départementaux, la Caf, les entreprises, les fondations, les mutuelles, etc.

N’hésitez pas à vous adresser à elles pour savoir ce qu’elles proposent.

Les appels à projet visent, dans la majorité des cas, à valoriser des projets portant sur la solidarité locale ou internationale, l’environnement, la culture, le sport, la santé et le cadre de vie, la création de lien social, etc.

Pour pouvoir y participer, soyez vigilants sur les dates d’appels mais surtout à celles des limites de dépôt de dossier car passé ce délai, vous devrez attendre le prochain appel ! Regardez ensuite les conditions : nature du projet, lieu de réalisation du projet, votre âge, votre ville d’habitation ou encore votre statut.

 

Le financement participatif ou « crowdfunding »

En France comme ailleurs, le financement participatif ne cesse de se développer et de plus en plus de projets voient le jour grâce à ces plateformes.

Il existe plusieurs formes :

  • dons (avec ou sans contrepartie),
  • prêts (avec ou sans intérêts),
  • plateformes d’investissement.

La forme la plus connue de toutes reste celle des dons. Vous avez déjà dû voir que le plus souvent, en échange d’un don, les porteurs du projet vous promettent un cadeau plus ou moins grand en fonction du montant de votre don. Il s’agit de la contrepartie mais sachez qu’elle n’est pas toujours obligatoire.

Faites le tour des différentes plateformes pour trouver celle qui vous correspond le plus, notamment en fonction de la nature de votre projet ou de la simplicité du site (Ulule, KissKissBankBank, MyMajorCompany, Leetchi…).

Certaines plateformes restent bien évidemment plus connues que d’autres. Un exemple ? En mars 2017, la plateforme gofundme s’est retrouvée de nouveau sur tous les médias lors de l’opération #LoveArmyForSomalia lancée par Jérôme Jarre.

Petite mise en garde : pour certaines plateformes, vous devrez obtenir 100 % des objectifs sur la somme voulue pour pouvoir toucher la somme des dons.

 

Le mécénat

Le mécénat est le soutien d’une entreprise à une association, sans contrepartie. Vous ne serez pas dans l’obligation de faire un retour une fois l’aide accordée. De plus en plus d’entreprises se lancent dans le mécénat en créant ou non leurs fondations.

Pour les trouver, vous pouvez consulter le site de la Fondation de France qui pourra vous financer elle-même ou, le plus souvent, vous mettre en relation avec l’une des nombreuses fondations qu’elle héberge. D’autres fondations sont également répertoriées sur les sites de l’Admical et Mécénova. Ce dernier a une particularité : il s’agit d’une plateforme où les associations et les entreprises peuvent se rencontrer. Les associations y postent leurs demandes pendant que les entreprises postent leurs propositions.

  

Ne confondez pas mécénat et sponsoring !

Le sponsoring est un partenariat publicitaire, il a une démarche commerciale. Vous devez penser au fait que vous êtes face à un partenariat « gagnant-gagnant ». Votre interlocuteur souhaite, à travers vous, faire sa publicité tout en vous aidant. Veillez donc à lire attentivement les termes de l’accord que vous vous apprêtez à accepter avant de signer pour éviter les mauvaises surprises.

Pensez à solliciter les commerces et entreprises situées près de chez vous, votre portée géographique sera bien plus en adéquation avec les zones qu’ils voudront toucher.

  

D’autres aides non financières peuvent faire avancer votre projet

Bien que l’argent soit un énorme coup de pouce, d’autres aides sont envisageables. Certains partenaires vous proposeront d’avoir des locaux ou du matériel gratuitement. Ils pourront également vous mettre en relation avec d’autres interlocuteurs qui, eux, seront plus en capacité de vous aider et par la même occasion, vous créer un réseau. D’autres pourront encore vous donner des conseils portant sur des questions que vous pourriez avoir.

Enfin, n’oubliez pas que votre réseau Information Jeunesse est à votre disposition pour des informations, des ressources et des conseils pour mener à bien votre projet.

 

 

Plus d’infos sur le sujet ?

N’hésitez pas à vous rendre au CRIJ, dans un BIJ ou un PIJ, c’est gratuit, ouvert à tous, anonyme et sans rendez-vous ! Vous y trouverez de nombreuses ressources et pourrez rencontrer un informateur jeunesse pour vous aider dans vos recherches.
Certaines structures peuvent également proposer des ateliers d’info sur la thématique et un accompagnement dédié (c’est le cas au CRIJ !).
Consultez www.crijinfo.fr/agenda pour consulter la date de notre prochaine animation au CRIJ à Orléans. Vous habitez une autre ville ? Contactez les BIJ et les PIJ.

Documents utiles

Guide pratique « Le financement participatif pour les acteurs de la solidarité et de la coopération internationale en région Centre-Val de Loire » (Centraider), 2017.

Fiches pratiques multi-thématiques avec des modes opératoires autour de la gestion de projet, de la communication, des partenariats, etc. (Animafac), 2017.

« Guide méthodologique de la conduite de projet » (Ministère de la Jeunesse, des sports et de la vie associative), 2004.

« Guide du porteur de projet » (Animafac), 2011.

Attention, les contacts et ressources de ces guides sont susceptibles d’avoir changé. La démarche méthodologique reste valable.

Sites Internet utiles

animafac.net
Informations, ressources méthodologiques, conseils pratiques, formations en ligne.

fondationdefrance.org
Site de Fondation de France réunissant fondateurs, donateurs et des milliers d’associations.

projaide.fr
Réseau social des porteurs de projet : mise en relation de porteurs de projets et de points d’accompagnement. Fiches ressources, aides méthodologique.

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