Sida : les lieux de dépistage et comment mieux se protéger

Chaque année, la France enregistre entre 6 000 et 7 000 nouvelles découvertes de séropositivité.
En 2019, environ 6 millions de sérologies VIH ont été réalisées, une augmentation de 6% par rapport à 2018. Malheureusement, ce chiffre est en baisse depuis 2020 suite à la crise sanitaire.
En 2019, 690 000 personnes sont décédées de maladies liées au Sida dans le monde.
Près de 40 ans après la découverte du virus du Sida, ces chiffres restent encore trop élevés et nous rappellent à quel point il faut encore et toujours se protéger !

Pour vivre une sexualité sereine, consentie et épanouie, quelques précautions s’imposent. Que ce soit avec une aventure d’un soir ou avec votre partenaire régulier, on ne le répétera jamais assez : protégez-vous et faites-vous dépister régulièrement !

Prévenir et se protéger

Il existe plusieurs solutions pour se protéger et protéger les autres des IST.

Les préservatifs

Que ceux-ci soient féminin ou masculin, ils protègent des IST comme des risques de grossesses et sont la solution la plus efficace.
Pensez toujours à vérifier la date de péremption pour éviter tout risque.

Le TasP : traitement d’une personne séropositive comme prévention

Ce traitement permet de diminuer la charge virale d’une personne séropositive au point qu’elle soit indétectable et qu’elle ne contamine pas son partenaire. De même, une mère séropositive traitée ne transmettra pas le virus à son bébé. Mais pour que cette méthode soit efficace, le traitement doit être pris correctement.

La PrEP VIH, c’est quoi ?

Prophylaxie = éviter une infection.
Pré-exposition = le traitement doit se prendre avant (et après) un éventuel contact avec le VIH.

Ce traitement s’adresse aux personnes n’ayant pas le VIH et sert de protection pour ceux qui court des risques plus importants (relations sexuels non-protégés, prise de drogue, etc.).
Comme tous médicaments, la prise de la PrEP nécessite de voir un médecin et d’être suivi.

LE TPE (traitement post exposition)

Ce traitement permet, à la suite d’une exposition au VIH, d’empêcher la contamination.
Il faut cependant bien suivre le traitement pendant 28 jours et commencer celui-ci dans les 4 à 48 heures suivant l’exposition.
Ce traitement est pris en charge par la sécurité sociale et est délivrable aux personnes ayant subis un viol.

Le test de dépistage

Il reste à ce jour, avec le préservatif, le meilleur moyen de se protéger ainsi que protéger ses partenaires à une infection au VIH.
Il existe différents tests pour différentes IST.
Vous pouvez aller vous faire dépister dans un laboratoire avec une ordonnance de votre médecin ou dans un centre de dépistage gratuit prêt de chez vous.

Lieux d’information, de conseils et de dépistage

Pour obtenir des informations, des conseils, un soutien et surtout se faire dépister, il existe différentes structures à votre disposition en région Centre-Val de Loire :

  • les centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (Cegidd) : ils accueillent et informent toute personne sur les IST. Il est également possible d’y effectuer un dépistage anonyme et gratuit du VIH, des hépatites et des IST,
  • les structures d’information et de soutien sida et IST : ces structures associatives offrent à tout public un accueil, une écoute et des informations. Certaines d’entre elles organisent ponctuellement des dépistages, en partenariat avec des établissements médicaux. Elles proposent un accompagnement social, psychologique et parfois médical aux personnes atteintes d’une IST,
  • les centres de planification et d’éducation familiale (CPEF) : ouvert à tous, il y est notamment possible d’y effectuer un dépistage du VIH, des IST et des cancers. C’est également un lieu ressource en matière de contraception, sexualité et parentalité (coordonnées dans notre guide “Être étudiant en région Centre-Val de Loire“, pp. 76-77),
  • les services de santé universitaires : si vous êtes étudiant, il est possible de bénéficier gratuitement d’un test de dépistage du VIH et des IST au sein des services de santé universitaires à Blois, Bourges, Orléans et Tours,
  • enfin, votre médecin traitant, un gynécologue, un sage-femme, un infirmier de votre établissement de formation.

Enfin, n’hésitez pas à contacter le service téléphonique d’information et d’aide à distance “Sida Info Service” au 0 800 840 800 (anonymat, confidentialité et neutralité garantis).

Vous trouverez également de nombreuses informations sur les sites Internet sida-info-service.org et onsexprime.fr

Préservatifs gratuits !

Pour vous procurer gratuitement des préservatifs, vous pouvez vous rendre dans toutes les structures citées ci-dessus mais également au CRIJ et dans les BIJ et PIJ !